Mohammed Ali :: Si tes rêves ne t’effraient pas, c’est qu’ils ne sont pas assez grands !

Mon frère, la pucelle t’a demandé :« quel est ton combat ? » Mais avant de lui répondre, souviens-toi que les gens humbles ne vont jamais bien loin, alors n’aie pas peur de fixer la barre bien haut. Fixer un objectif ambitieux, c’est certes prendre le risque de ne pas l’accomplir, mais celui qui n’est pas assez courageux pour prendre des risques n’accomplira jamais rien. Bon, tu sais sûrement que je suis le plus grand. Non, ce n’est pas de la vantardise si je peux tout prouver, et je l’ai fait à maintes reprises : j’ai gagné 56 combats sur 61 soit une note supérieure à 18/20 si on était à l’école. Mais ce n’est pas tout… j’ai été maintes fois champion du monde WBA et WBC des lourds, ça c’est ce que le monde a pu voir. Ce que le monde ne sait pas, c’est que j'ai lutté avec un alligator, tabassé une baleine, mis les menottes à la foudre, foutu le tonnerre en prison. Rien que la semaine dernière, j'ai massacré un rocher, blessé une pierre et envoyé à l'hosto une brique. Je suis si méchant que j'ai rendu malade la médecine.


Fixe-toi la barre bien haut… Le seul fait de te fixer un grand objectif fait déjà de toi un grand homme car un grand rêve porte en lui-même la motivation nécessaire à sa propre réalisation. L’imagination est ici la clé : qui n’a pas d’imagination n’a pas d’ailes, car c’est ton imagination qui te permettra de fixer cet objectif ambitieux. On ne devient pas champion dans un gymnase. On devient champion grâce à ce qu’on ressent ; un désir, un rêve, une vision. La cause et l’effet. La cause est mentale, l’effet est physique. Je suis le plus grand et je l’ai dit même avant de savoir que je l’étais. Qu’est-ce que ça signifie ? Ça signifie : fixe-toi un objectif tellement élevé que toi-même tu devras te le répéter un million de fois dans ta tête avant d’y croire, car c’est la répétition d’affirmations qui mène à la croyance. Et ce que tu crois devient une conviction profonde. Les choses commencent alors à se réaliser. Certes au début, tu auras l’impression de mentir, mais plus tu te le dis en pensée, plus tu sauras que c’est vrai. Dis-toi : « J’obtiens le Nobel d’Economie avant mes 30 ans ! » ou encore « Je suis plus riche que Zuckerberg ! » ou peut-être « Je suis la prochaine pin-up mondiale ! » Ta phrase te fera peur au début, mais cette appréhension initiale est le signe que tu es sur la bonne voie : si tu n’es pas effrayé par tes rêves, c’est qu’ils ne sont pas assez grands !


Bon d’accord, même si comme moi tu es le plus grand, ça ne veut pas dire que tu ne vas jamais connaître l’échec. Je te l’ai dit : 56 combats sur 61, je n’ai pas dit « perfect ». Mais seul l’homme qui sait ce que c’est d’être vaincu peut atteindre le plus profond de son âme et revenir avec le supplément de force qu’il faut pour gagner. Tomber doit donc être pour toi une occasion de te relever, et de manifester une volonté farouche de gagner ton combat. Quand tu tombes, regarde ton adversaire dans les yeux, et dis-lui : « Si jamais tu rêves de me battre, il vaut mieux pour toi que tu te réveilles et viennes t’excuser. » Les tarlouzes tombent pour pleurer, les champions tombent pour renaître. T’es un champion, tu sais que la lutte est préalablement gagnée loin des témoins avant même que tu montes sur le ring. Alors maintenant, va dire à Jeanne d’Arc quel est ton combat !